Yaoundé, 7 octobre 2026 – Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) et l’Islamic Charity Foundation for Education and Social Welfare (ICFESW) ont officiellement franchi une nouvelle étape dans leur collaboration avec la signature, à Yaoundé, d’un accord de partenariat d’une durée de trois ans. Cette convention entend renforcer les actions conjointes en faveur de la protection, de l’accompagnement et de l’autonomisation des femmes, des jeunes filles et des familles en situation de vulnérabilité.
La cérémonie officielle s’est déroulée dans la salle de conférences du bâtiment annexe du MINPROFF, en présence des responsables du Ministère, de la délégation de l’ICFESW, de volontaires et d’autres invités.
Elle marque l’aboutissement de plusieurs mois de concertation entre les deux institutions et ouvre une nouvelle phase consacrée à la mise en œuvre opérationnelle des engagements convenus.
L’aboutissement d’un processus de concertation engagé depuis juillet 2026
La signature de cet accord ne constitue pas un acte isolé. Elle est l’aboutissement d’un processus de rapprochement institutionnel engagé plusieurs mois auparavant.
Dès juillet 2026, des échanges de travail avaient été initiés entre les responsables de l’ICFESW et les services compétents du MINPROFF afin d’identifier les domaines prioritaires de collaboration et d’examiner les modalités d’une intervention mieux coordonnée en faveur des populations vulnérables.
Dans ce cadre, Madame Firida Falaïna épouse Hara, Présidente-Fondatrice de l’ICFESW, avait conduit des échanges avec le Ministère dans l’objectif de présenter la vision de l’organisation, les actions déjà engagées sur le terrain et les besoins identifiés auprès des populations concernées.
Ces consultations successives ont permis de rapprocher les attentes des deux parties et de construire progressivement un cadre de coopération fondé sur la complémentarité entre l’action publique et les interventions communautaires portées par la société civile.
La cérémonie du 7 octobre 2026 est ainsi venue formaliser ce processus.
Une cérémonie officielle placée sous le signe de la coopération
Selon l’ordre du jour établi pour la circonstance, les invités ont été accueillis et installés avant l’arrivée de Madame la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille.
La cérémonie s’est poursuivie avec l’exécution de l’Hymne national, puis par une présentation sommaire de l’Accord de partenariat par les services compétents du MINPROFF.
Deux interventions institutionnelles ont ensuite marqué la rencontre :
- l’allocution de la Présidente de l’ICFESW ;
- l’allocution de Madame Marie Thérèse ABENA ONDOA, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille.
La signature protocolaire de l’accord et la passation des documents ont constitué le temps fort de la cérémonie.
Une photo de famille, des échanges avec la presse ainsi qu’un moment de convivialité ont clôturé la rencontre.

Un partenariat centré sur la protection et l’autonomisation
L’accord signé entre le MINPROFF et l’ICFESW entend favoriser une approche plus intégrée de l’accompagnement des populations vulnérables.
Les interventions envisagées concernent notamment les femmes, les jeunes filles et les familles confrontées à des difficultés sociales, économiques ou familiales.
L’objectif recherché est de renforcer progressivement l’accès des bénéficiaires à des dispositifs d’accompagnement susceptibles de favoriser :
- la protection sociale ;
- l’accès à l’éducation ;
- la formation professionnelle ;
- l’accompagnement psychosocial ;
- l’assistance et l’orientation vers les services compétents ;
- la prévention et la prise en charge des situations de vulnérabilité ;
- la lutte contre les violences basées sur le genre ;
- l’insertion socio-économique ;
- l’autonomisation des femmes et des familles.
La démarche repose sur l’idée que l’accompagnement des personnes vulnérables ne doit pas se limiter à une assistance ponctuelle, mais doit pouvoir créer progressivement les conditions de leur autonomie.
« Faire de chaque intervention une passerelle vers la dignité et l’autonomie »
Dans son intervention, la Présidente-Fondatrice de l’ICFESW, Firida Falaïna épouse Hara, a rappelé l’importance d’une approche globale des situations de vulnérabilité.
« Nous ferons de chaque intervention une passerelle vers la dignité et l’autonomie. »
Cette orientation traduit la volonté de l’ICFESW d’articuler, dans ses interventions, plusieurs dimensions complémentaires : protection, accompagnement social, accès aux services, formation et réinsertion socio-économique.
Elle rejoint également les orientations du Programme intégré d’éducation, de formation, d’insertion et de bien-être social pour les enfants, jeunes et femmes vulnérables du Cameroun (2026–2030) porté par l’organisation.
À travers ce programme, l’ICFESW ambitionne notamment de rapprocher les dispositifs de protection, de formation et d’autonomisation des communautés et des bénéficiaires sur l’ensemble du territoire national.
Une complémentarité entre l’action publique et l’intervention communautaire
Le partenariat repose également sur une répartition des contributions entre les deux structures.
Dans le cadre défini par l’accord, l’ICFESW est appelée à mobiliser son dispositif de terrain pour contribuer notamment à l’identification des bénéficiaires, à la mise en œuvre des actions d’encadrement, au suivi des interventions et à la remontée des informations nécessaires à l’évaluation des activités.
Le MINPROFF apporte, pour sa part, son expertise institutionnelle et technique ainsi que son accompagnement dans le cadre des procédures et dispositifs relevant de ses compétences.
Cette articulation vise à renforcer le lien entre les besoins identifiés au niveau communautaire et les mécanismes institutionnels de protection et d’accompagnement disponibles.
L’objectif n’est donc pas de substituer l’action de l’ICFESW aux missions du Ministère, mais de favoriser une complémentarité structurée, chaque partie intervenant dans son champ de compétence.
Une attention particulière à la lutte contre les violences basées sur le genre
La lutte contre les violences basées sur le genre constitue également un enjeu important dans cette dynamique de coopération.
Les situations de vulnérabilité touchant les femmes et les jeunes filles nécessitent souvent une prise en charge multidimensionnelle impliquant plusieurs acteurs : services sociaux, structures sanitaires, dispositifs judiciaires, collectivités, associations et organisations communautaires.
Dans ce contexte, la coordination et le référencement deviennent essentiels.
Le partenariat MINPROFF–ICFESW devrait notamment permettre de renforcer les mécanismes de détection, d’orientation, de suivi et d’accompagnement des bénéficiaires, tout en favorisant des réponses adaptées à leurs réalités sociales et économiques.

Un mécanisme de suivi pour mesurer les résultats
La mise en œuvre de l’accord doit également s’accompagner d’un dispositif conjoint de suivi et d’évaluation.
Ce mécanisme permettra aux deux parties de suivre l’évolution des activités engagées, d’identifier les difficultés rencontrées et d’ajuster progressivement les interventions aux besoins observés sur le terrain.
Il devrait également contribuer à documenter les résultats obtenus auprès des bénéficiaires et à améliorer la qualité des actions mises en œuvre.
Cette dimension est essentielle pour inscrire le partenariat dans une logique de résultats et garantir que les engagements institutionnels produisent des effets concrets au niveau des communautés.
Un accord en cohérence avec le Programme intégré ICFESW 2026-2030
La convention conclue avec le MINPROFF s’inscrit dans la dynamique plus large du Programme intégré d’éducation, de formation, d’insertion et de bien-être social pour les enfants, jeunes et femmes vulnérables du Cameroun (2026–2030).
Ce programme repose sur plusieurs axes complémentaires, notamment :
Éducation et formation, afin de renforcer l’accès aux apprentissages et aux compétences professionnelles ;
Protection et inclusion sociale, afin d’améliorer la prise en charge des populations en situation de vulnérabilité ;
Autonomisation économique, notamment par la formation, l’accompagnement à l’insertion et le développement d’activités génératrices de revenus ;
Santé et bien-être, à travers des actions communautaires adaptées ;
Gouvernance et partenariats, afin de favoriser la coordination entre institutions publiques, organisations communautaires et partenaires.
Le partenariat conclu avec le MINPROFF vient ainsi renforcer le volet consacré particulièrement aux femmes, aux jeunes filles et aux familles.

Une nouvelle phase orientée vers la mise en œuvre
Avec la signature de l’accord, les deux parties entrent désormais dans une phase où les engagements devront progressivement être traduits en activités opérationnelles.
Les prochaines étapes devraient notamment porter sur la planification des interventions, la mobilisation des équipes concernées, l’identification des bénéficiaires, le déploiement des actions prévues et le suivi des premiers résultats.
L’enjeu sera de maintenir la dynamique de concertation qui a permis d’aboutir à la signature de la convention et de la traduire en réponses concrètes, accessibles et durables pour les populations concernées.
Une coopération au service de la dignité et de l’autonomie
À travers cet accord de trois ans, le MINPROFF et l’ICFESW posent les bases d’une collaboration structurée autour d’un objectif commun : renforcer la protection tout en créant les conditions d’une autonomie durable pour les femmes, les jeunes filles et les familles vulnérables.
Au-delà de la signature institutionnelle, la portée de ce partenariat se mesurera à sa capacité à rapprocher les dispositifs existants des bénéficiaires, à améliorer la coordination des interventions et à transformer progressivement l’accompagnement social en véritables parcours d’autonomisation.
Pour l’ICFESW, cette convention constitue également une étape importante dans la consolidation de son approche partenariale avec les institutions publiques camerounaises dans le cadre de son Programme national 2026–2030.


