Une mobilisation nationale au service des populations vulnérables
Du 20 au 25 avril 2026, le Centre PRONEC/RÉAMORCE de Nkolnda, à Yaoundé, a servi de cadre à un important atelier national de formation réunissant 160 volontaires venus des dix régions du Cameroun. Mobilisés par l’Islamic Charity for Education and Social Welfare (ICFESW), ces jeunes ont pris part à une initiative d’envergure inscrite dans le cadre de la mise en œuvre du Programme intégré d’éducation, de formation, d’insertion et de bien-être social (2026-2030), destiné aux enfants, aux jeunes et aux femmes vulnérables.



Une formation stratégique tournée vers l’action de terrain
Cette formation, organisée au Centre PRONEC/RÉAMORCE de Nkolnda, avait pour ambition de préparer efficacement les volontaires à leur déploiement sur le terrain. Elle visait non seulement à renforcer leurs compétences techniques et méthodologiques, mais également à professionnaliser l’engagement volontaire en contexte communautaire. Dans un environnement propice à l’apprentissage, les participants ont été initiés aux outils du diagnostic Baseline tout en étant sensibilisés aux valeurs fondamentales d’éthique, de citoyenneté et d’engagement social. Pendant cinq jours, les activités se sont déroulées dans une dynamique mêlant enseignements théoriques, exercices pratiques et moments de cohésion, favorisant ainsi la discipline, la responsabilité collective et le sens du service.



Une cérémonie d’ouverture placée sous le sceau des institutions
La cérémonie officielle d’ouverture a constitué un moment fort de cette rencontre nationale. Elle a été présidée par l’Inspecteur général des services du Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, représentant personnel de Son Excellence Mounouna Foutsou, Ministre de la Jeunesse et de l’Éducation Civique. Ce cadre solennel a été marqué par des interventions de haut niveau, notamment un discours d’orientation institutionnelle rappelant les enjeux du programme, ainsi que la présentation de l’ICFESW par sa fondatrice, Madame Hadja Falaïna Firida épouse Hara. La présentation des volontaires et l’introduction aux objectifs stratégiques du programme ont permis de poser les bases d’une action coordonnée à l’échelle nationale.



Des contenus techniques en adéquation avec les réalités du terrain
Au fil des journées, les volontaires ont été formés sur des thématiques directement liées aux réalités du terrain. Les sessions ont abordé les fondamentaux du volontariat et de l’engagement citoyen, la gestion administrative et financière des projets, la mobilisation communautaire, la communication sociale, ainsi que les questions de genre et d’inclusion. D’autres modules ont porté sur la lutte contre les violences basées sur le genre, le leadership communautaire, la gestion des conflits, l’insertion professionnelle, la planification stratégique, le suivi-évaluation et la gestion des risques. Grâce à une approche participative intégrant des études de cas, des simulations et des échanges interactifs, les participants ont pu s’approprier de manière concrète les connaissances transmises.



Le diagnostic Baseline comme pilier méthodologique
Une attention particulière a été accordée au diagnostic Baseline, considéré comme une étape clé du programme. Les volontaires ont ainsi été formés aux techniques de collecte et d’analyse de données, à la conduite d’entretiens qualitatifs, au reporting technique ainsi qu’aux principes éthiques encadrant les interventions sur le terrain, notamment la confidentialité, la neutralité et le consentement éclairé. Cette phase de préparation vise à garantir une compréhension fine des réalités locales afin d’adapter efficacement les actions futures aux besoins des populations ciblées.



Civisme, discipline et cohésion nationale au cœur de la formation
Au-delà des apprentissages techniques, la formation s’est également inscrite dans une démarche de renforcement du civisme et de la cohésion nationale. Chaque journée a été rythmée par des activités civiques telles que la levée des couleurs, l’exécution de l’hymne national, des exercices physiques et des moments consacrés à l’éducation civique, sous l’encadrement du Centre PRONEC/RÉAMORCE. L’un des temps forts de cette immersion a été la Nuit du Réamorce, qui a transformé l’esplanade du centre en un espace d’expression culturelle et de vivre-ensemble. À travers des prestations artistiques issues des différentes régions du Cameroun, cet événement a illustré avec force la richesse de la diversité nationale et l’importance de l’unité.



Des résultats encourageants pour une jeunesse engagée
À l’issue de la formation, les résultats observés sont particulièrement encourageants. Les volontaires disposent désormais d’une compréhension claire de leurs missions et des responsabilités qui leur incombent. Ils ont acquis des compétences solides en mobilisation communautaire, en gestion de projet et en collecte de données, tout en développant une culture éthique et professionnelle essentielle à la réussite de leurs interventions. L’esprit d’équipe, renforcé tout au long de la formation, constitue également un atout majeur pour la mise en œuvre des activités sur le terrain. Malgré quelques difficultés rencontrées, notamment liées aux barrières linguistiques et à la densité de certains modules, l’approche pédagogique adoptée par les formateurs a permis de garantir le succès global de l’atelier



Du renforcement des capacités à l’engagement opérationnel
La formation s’est achevée par une série d’activités marquant la transition vers la phase opérationnelle. La signature des contrats de mission, la remise des attestations de participation ainsi que la distribution des kits de travail aux différentes délégations régionales ont officialisé l’engagement des volontaires. Le lancement des missions sur le terrain est prévu pour le 1er mai 2026, marquant ainsi le début d’une nouvelle étape dans la mise en œuvre du programme.



Une nouvelle dynamique sociale portée par la jeunesse camerounaise
Portée par une jeunesse engagée, formée et mobilisée, cette initiative de l’ICFESW ouvre une nouvelle dynamique d’intervention sociale au Cameroun. Elle ambitionne d’améliorer durablement les conditions de vie des populations vulnérables tout en renforçant la participation citoyenne au développement national.



Bilba Djarou Donalson
CELCOM ICFESW Nord

